Cet article contient une invitation douce à te retourner vers ce que tu as traversé, pour y reconnaitre non pas des cassures, mais des passages qui t’ont façonnée – et qui ont encore quelque chose à t’offrir.
(à lire en 3 minutes… puis à découvrir tout l’été!)
Série au rythme du vivant – Nos traversées
Depuis quelques semaines, nous marchons doucement ensemble.
Nous avons fréquenté notre propre rythme, un regard plus doux sur nous-mêmes, la présence, ce qui cherche à naitre, nos mains, puis les liens qui nous façonnent.
Et voilà qu’une nouvelle fréquentation se présente, un peu différente des autres. Car cette fois, je ne t’invite pas seulement à regarder autrement ce que tu vis… mais à poser un regard neuf sur ce que tu as traversé.
Alors, cette semaine, je t’invite à fréquenter tes traversées.
Pas pour rouvrir les blessures. Pas pour revivre les tempêtes. Simplement pour te retourner un instant, avec douceur, et reconnaitre tout ce que ces passages ont déposé en toi.
Parce que, bien souvent, ce n’est pas pendant la traversée qu’on en mesure le sens. C’est après, quand on ose enfin regarder en arrière, qu’on découvre à quel point ces moments nous ont façonnées.
En relisant certains de mes textes cette semaine, j’ai été touchée de voir qu’ils parlaient tous, chacun à leur manière, de cette façon de traverser sans s’abandonner soi-même.
Voici trois compagnons de route que j’avais envie de redéposer entre tes mains.
Se choisir, même quand le cœur est en deuil
Quand je l’ai écrit, je venais d’être profondément touchée par deux femmes qui, en plein deuil, choisissaient malgré tout de venir s’assoir à leur table de création, avec nous. Aujourd’hui, en le relisant, je le vois autrement : ce dont elles témoignaient, c’était la possibilité de rester en lien avec soi au cœur même de la tempête. Et je réalise que nos plus grandes traversées sont souvent celles où nous avons appris, sans le savoir, à ne plus nous abandonner.
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« C’est correct de pleurer. »
Celui-ci continue de me toucher droit au cœur. J’y racontais mon petit-fils, son genou écorché, et cette heure de larmes qu’on aurait pu croire « trop longue ». Aujourd’hui, en le relisant, je pense à toutes ces fois où nous avons voulu recouvrir trop vite nos blessures invisibles. Et je mesure combien nos traversées méritaient, elles aussi, qu’on reste avec elles un peu plus longtemps, sans juger la durée de nos larmes.
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Et si je ne revenais pas en arrière?
Je crois que ce texte prend encore plus de sens aujourd’hui. J’y partageais cette illusion si fréquente de « revenir en arrière » lorsqu’une ancienne douleur remonte. Avec le recul, je le vois clairement : ce que je prenais pour une rechute était souvent un approfondissement. Nos traversées ne nous ramènent pas en arrière – elles nous font revisiter d’anciens paysages avec les yeux de la femme que nous sommes devenues.
AUJOURD’HUI, EN REVISITANT CES TEXTES…
Ce qui me touche, en les relisant l’un à la suite de l’autre, c’est de voir que ce n’est pas la difficulté de mes traversées qui compte le plus.
À l’époque, je crois que je voulais surtout qu’elles se terminent.
Aujourd’hui, c’est le regard que je pose sur elles qui a tout changé. En me retournant, je ne vois plus seulement des épreuves. Je vois des passages qui m’ont façonnée, doucement, souvent à mon insu.
Et je me demande si grandir, ce n’est pas aussi cela : apprendre à regarder ce qu’on a traversé non plus comme ce qui nous a brisées, mais comme ce qui nous a construites.
PENDANT CE TEMPS…
Je continue doucement l’écriture, en compagnie de mon dernier Carnet.
Et je réalise qu’en écrivant, je traverse à nouveau certains de mes propres passages – mais autrement, avec plus de tendresse.
Les pages me rappellent que je n’ai jamais traversé seule, et que chaque épreuve portait déjà, en secret, quelque chose qui me soutenait de l’intérieur. C’est d’ailleurs ce que j’ai envie de fréquenter avec toi, la semaine prochaine.
Je te retrouve dans la prochain invitation « Au rythme du vivant » où nous irons ensemble fréquenter ce qui nous soutient intérieurement.
D’ici là… prends soin de ce qui est déjà vivant en toi.
Avec tout mon amour,
Louise
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