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Cet article contient… un voyage qui ne m’a conduite nulle part ailleurs, un été d’intégration et la découverte de tout ce qui peut voyager en nous sans partir.
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Quand rester devient une autre façon de voyager
Pour la première fois depuis trois ans, en juin dernier, je ne suis pas partie en France, ce pays que j’affectionne énormément.
Pendant chacune de ces trois années, j’y avais passé quatre semaines d’affilée à retrouver des participantes européennes que je côtoie en visio durant l’année, à offrir et à vivre des ateliers en présentiel, à faire des rencontres patiemment attendues, mais aussi inattendues, à traverser et à découvrir plusieurs régions et leurs particularités, à me ressourcer dans la nature…
Bref, à célébrer toute la richesse qui entourait immanquablement ces voyages.
Et cette année : rien de tout ça!
Lorsque j’ai pris cette décision, je sortais d’un automne éprouvant et d’un hiver bien rempli. J’avais besoin de calme.
Puis, à une semaine de la date où je prenais habituellement l’avion les années précédentes… une grande vague de blues m’a envahie.
Je l’ai sentie monter dans mon corps, un mardi matin, assise dans mon fauteuil de Matin Magique. Une de ces vagues bien palpables qui créent un malaise, puis s’installent dans le ventre pour un long moment.
Oui… un moment familier approchait, et je n’y serais pas.
Sur le coup, ça a été un choc dur à encaisser.
Quelques jours plus tard, après avoir retrouvé mon calme, je me suis souvenue de ce qu’une de mes participantes m’avait dit spontanément au moment où j’avais annoncé que je ne viendrais ni en France ni même en Belgique cette année :
« Peut-être que cette année, c’est une année d’intégration pour toi. »
Elle faisait référence aux semaines d’intégration qui ponctuent le parcours de Mon Carnet du Cœur, ces espaces où ce qui vient d’être vécu peut simplement se déposer.
En cette première semaine de juin, alors que les blues de la France me faisaient mal, je ne savais pas encore à quel point elle avait raison.Insérer le texte de la section ICI
Une année d’intégration
En 2021, lorsque j’ai lancé pour la première fois un parcours du Carnet, c’était un chemin sans halte et sans aire de repos.
Et puis, au fil des cohortes, j’ai réalisé que, pour que le processus respire, il avait besoin de moments pour agir, pour se déposer.
Et c’est là que j’ai appris à les expérimenter… et même à les apprivoiser.
Au-delà de la première impression, ce ne sont pas des semaines vides, pas plus qu’une interruption du chemin ou un moment où « il ne se passe rien ».
Ce que j’ai appris, c’est qu’il s’agit d’un espace où l’on cesse momentanément d’ajouter quelque chose dans notre Carnet pour permettre à ce qui est déjà là de trouver sa place.
Et c’est exactement ce que j’ai vécu cet été en n’enchainant pas avec un nouveau voyage en Europe!
Ça m’a permis de vivre davantage chez moi pendant cette saison estivale, d’observer mon environnement, ma précieuse nature, et surtout d’être en contact avec ce vivant.
Ça m’a permis de ralentir certains gestes, de créer et d’observer ce qui vient sans devoir immédiatement l’expliquer, mais simplement de rester en relation avec ce qui est là.
Ça m’a permis de reprendre mon dernier Carnet et de le revisiter « autrement ». De là, j’ai réexaminé mes programmes Signature et laissé certaines questions s’ouvrir. J’ai alors constaté que ce que j’avais créé auparavant n’avait pas nécessairement besoin d’être remplacé, mais parfois renommé, regardé sous un autre angle ou retricoté.
Puis, tout à coup, je me suis aperçue qu’en restant simplement chez moi cette année, beaucoup de choses avaient voyagé en moi.Insérer le texte de la section ICI
Le voyage s’est fait autrement
J’ai été surprise de prendre conscience de ça parce que, tout à coup, je me suis vue sous un nouvel angle, un angle que je n’avais pas encore observé.
Oui. Dans cet espace estival, au creux de mon nid intime, j’étais moins intéressée à trouver des réponses, à faire évoluer quelque chose à tout prix, à aller plus loin avec ce qui était là, à transformer ou même à arriver quelque part.
Au contraire, je savourais les moments où je pouvais rester un peu avec ce qui était là, puis le rencontrer, l’écouter, laisser du temps au temps, créer sans savoir et… finalement « habiter le vivant ».
Et dans ce contact avec le vivant autour de moi, mais aussi en moi, j’ai peu à peu senti ma façon de m’accompagner se déplacer. Sur mon chemin de douceur et d’amour de moi, quelque chose se vivait autrement. Et je sentais ce même déplacement dans mon rôle d’accompagnatrice dans Mon Carnet du Cœur.
Je deviens plus consciente que mon rôle consiste davantage à ouvrir un espace où quelque chose peut se rencontrer.
Je perçois aussi que ma façon d’écrire a été touchée par ça. Je ressens moins le besoin de tout remplir et de tout expliquer, et davantage celui de laisser de l’espace pour qu’une intégration ou un germe puisse prendre forme, au besoin.
Et c’est là qu’avec un grand sourire, j’ai fait la paix avec mon blues de juin, en reconnaissant que, parfois, un voyage ne se reconnait pas à la distance parcourue, mais au fait qu’on ne revient pas tout à fait au même endroit en soi.Insérer le texte de la section ICI
Je ne reviens pas tout à fait au même endroit
Bien que certains éléments de cet été d’intégration soient maintenant clairs pour moi, je sens que d’autres continuent de murir.
Je me presse moins de comprendre ce qui est en train de se vivre en moi. Et je sens davantage ce désir d’habiter ma propre vie plutôt que de toujours m’affairer à préparer la suite.
Peut-être as-tu connu toi aussi des périodes où, extérieurement, il te semblait que rien ne se passait, alors qu’intérieurement un déplacement était en train de se faire.
Y a-t-il eu dans ta vie des voyages que personne n’aurait pu voir de l’extérieur?
La voyageuse en moi sourit, parce qu’un livre portant dans son titre le retour d’un voyage est justement arrivé jusqu’à moi.Insérer le texte de la section ICI
Le retour du voyage
Tandis que ces réflexions continuent de prendre forme en moi, je me prépare à accueillir Diane, artiste et auteure, pour une rencontre autour de son livre Le retour du voyage de Brin d’Or.
Ce titre me rejoint pile-poil au cœur de ce que je suis en train de vivre.
Diane fait partie de mon univers de la Création intuitive depuis longtemps, bien avant Mon Carnet du Cœur.
Son livre et son chemin ont une histoire qui s’est tissée sur plusieurs années, et même plusieurs décennies.
Et plutôt que de raconter son histoire à sa place, j’ai eu envie de m’assoir avec elle et de lui laisser la parole.Insérer le texte de la section ICI
Revenir sans reprendre comme avant
Voilà! Cet été, je ne suis pas partie vers l’Europe, et pourtant… j’ai cette sensation profonde d’avoir parcouru des milliers de kilomètres en moi.
Je sens aussi, presque physiquement, que je n’ai pas envie de reprendre exactement là où je m’étais arrêtée au printemps dernier.
J’ai envie d’écrire, de créer, d’entrer en relation depuis l’endroit où cet été m’a ramenée.
RESTER UN PEU AVEC ÇA
Si tu en as envie, ouvre ton Carnet à une page blanche et laisse revenir à toi une période de ta vie où, extérieurement, il semblait peut-être ne pas se passer grand-chose… alors qu’en toi, quelque chose était en mouvement.
Sans chercher à comprendre ni à raconter toute l’histoire, laisse venir ce qui se présente : quelques mots, une couleur, une forme, une image découpée, une trace.
Et peut-être simplement cette phrase à déposer quelque part sur ta page :
« Pendant ce temps, quelque chose en moi voyageait… »
Puis laisse la suite venir — ou ne pas venir — à ta manière.
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