Cesser de s’écouter : ce moment précis où tu l’as fait

Cesser de s'écouter : ce moment précis où tu l'as fait
Cesser de s'écouter : ce moment précis où tu l'as fait

Revenir à soi après ces petits abandons qu’on ne dit pas

Aujourd’hui, j’ai envie de commencer par une question-choc; une question qui va, je l’espère, créer un déclic immédiat en toi.

Oui, c’est une question qui va probablement te bousculer, mais tu me connais, je le ferais avec douceur.

Attention, voici cette question pour toi :

Est-ce que tu te souviens du moment où tu as commencé à t’éloigner de toi-même?

Tu sais, le moment où tu as fait tamiser ta lumière – comme cesser de s’écouter ; soit en faisant taire une envie, un désir, un oui ou même un non, à l’intérieur de toi.

Cet instant précis n’a pas besoin d’avoir été quelque chose de gros. Ça peut avoir été quelque chose de tout petit ou même de carrément insignifiant.

Mais dans tous les cas, il s’agit d’une chose qui a été invisible pour les autres. En revanche, il est fort possible que, malgré l’oubli de ta mémoire, ton cœur, voire tout ton corps, se le rappelle encore.

Un de mes propres moments de déconnexion

Lorsque je me suis mise à l’écriture de ce texte, j’ai fermé les yeux et je me suis posé exactement la même question.

Ç’a été un long moment de silence, puis, soudain… c’est une combinaison d’évènements lorsque j’avais 14 mois qui est remontée à ma mémoire, et qui, assurément, est pour moi une source d’un moment où j’ai tamisé ma lumière – un peu comme cesser de s’écouter.

En bref, à cette époque, ma mère étant partie plusieurs jours à l’hôpital pour la naissance de mon frère, j’étais restée chez ma grand-mère. Durant ce séjour, j’ai fait une terrible chute, perdant 2 dents dans cette mauvaise et terrifiante aventure.

Pourquoi est-ce que je pense qu’à partir de ce moment j’ai fait taire une partie de ma lumière?

Il se trouve qu’un mois plus tard, donc à 15 mois, j’étais propre jour et nuit!!!

Oh! Personne n’a su qu’à partir de ce trauma, j’ai commencé à ne plus m’écouter, par peur d’être abandonnée, de revivre de la douleur, de ne plus être aimée ou de ne plus avoir ma place… mais c’est arrivé.

Les « petits abandons » qu’on accumule

Bien sûr, ce que j’ai vécu est un exemple abrupt et traumatisant, source d’un moment d’adaptation, où j’ai oublié comment m’écouter.

Mais, nous avons toutes vécu, et nous vivons encore aujourd’hui, des moments « banals » où l’on ne s’entend pas, où l’on a cesser de s’écouter, et ce, jusqu’à nous faire perdre contact avec notre voix intérieure.

Je pense qu’on peut toutes se reconnaitre dans ces situations de déconnexion : quand on dit oui, alors que notre corps crie non, quand on reste forte malgré notre besoin d’être soutenue, quand on sourit alors qu’une partie de nous souffre, ou encore, quand on prend soin de tout le monde, sauf de soi-même.

Ces « petits abandons » s’accumulent et mettent notre lumière sur « OFF » – c’est ça cesser de s’écouter!

Un regard compatissant sur cette coupure

Je ne parle pas de tout ça aujourd’hui pour culpabiliser qui que ce soit de quoi que ce soit.

Au contraire, c’est une bénédiction de pouvoir se souvenir de ces moments où l’on a cesser de s’écouter, car à partir de ces informations, on peut se placer dans un état d’accueil et d’amour

Puis, de cette posture, nait la reconnaissance envers soi-même – se dire un vrai et profond merci à soi – pour reconnaitre que l’on a fait ce que l’on pouvait avec les moyens dont on disposait à ce moment-là; reconnaitre que c’était normal de cesser de s’écouter dans ces circonstances.

À partir de ce nouveau regard doux et bienveillant, on réalise qu’on a agi – inconsciemment – pour survivre, pour être aimée, pour éviter les conflits, et, humainement, rester debout intérieurement.

Il n’y a donc rien à regretter… mais peut-être qu’aujourd’hui, c’est le moment de choisir un chemin de retour vers soi-même.

Réapprendre à s’écouter

Il y a plusieurs années, après une dépression majeure profonde, lorsque mes mains créatives m’ont guidé à me voir autrement, j’ai compris petit à petit que créer de façon simple et intuitive, sans attendre de résultat, était un geste puissant d’amour de soi.

Je dirais même que cette expérience de Création intuitive a été, et est, un « acte radical » d’amour où je me dis à chaque fois, que je m’écoute, même si je ne comprends pas tout; cela me place donc dans une situation opposée à celle de cesser de m’écouter

Ce qui compte, c’est de laisser mes mains agir dans la matière brute et les médiums simples, pour libérer mon coeur; de là je suis revenue à la vie, et, par la suite, mes programmes signatures sont nés – ces programmes où je fais à chaque fois le parcours avec mes participantes, moi aussi!

Et pour y arriver, j’ai fait un constat important, tant par ma propre expérience que par ce dont j’ai été témoin avec les femmes que j’accompagne :

Il n’est pas nécessaire de tout analyser ou de comprendre tout ce qui se passe, pour arrêter de cesser de s’écouter, mais plutôt d’avoir le courage de s’asseoir avec soi-même et de laisser ses mains agir.

En plaçant devant soi des matériaux bruts et des médiums simples, on peut déposer ce qui est là, à l’intérieur de soi, sans filtre ni attente de performance. Cela permet ainsi à nos mains de danser sans contrainte, et ainsi, de libérer le langage de notre cœur et notre souffle de vie intérieure.

Notre Petite Créative intérieure et son secret magique

Cette part de soi – notre Petite Créative intérieure – qui s’est placée dans l’ombre un peu plus chaque fois que l’on a tamisé sa lumière, lorsque l’on a cesser de s’écouter, est toujours présente.

Et c’est une fabuleuse nouvelle! Parce qu’elle n’a jamais cessé d’écouter, et parce qu’elle attend avec une patience d’ange qu’on la retrouve et qu’on l’entende en retour, car elle a toujours été là.

Elle peut s’animer à nouveau par le jeu, la couleur et les formes, la spontanéité, et elle peut nous guider dans la joie et le plaisir.

Et ce n’est pas tout! Peut-être as-tu, toi aussi, découvert son secret le plus magique?

Ce n’est pas l’analyse qui guérit, c’est la présence.

Et chaque fois que tu donnes un espace à ta Petite Créative pour t’éclater, et ainsi augmenter ta lumière, tu es totalement dans la présence de toi.

ALLER PLUS LOIN – Revenir à ma lumière, une main à la fois

Je t’offre un moment de création libératrice pour symboliser le retour vers ta lumière intérieure, après ces moments – souvent silencieux – qui se caractérisaient par : cesser de s’écouter.

Tu auras besoin de ton journal ou de ton carnet sur une double page, ainsi que de ton matériel habituel pour créer de manière libre et intuitive.

Voici le déroulé :

  1. Ferme les yeux et pose les mains sur ton cœur – Respire profondément 3 fois, puis demande-toi doucement : « Quand ai-je cessé de m’écouter pour la première fois? » Il n’est pas nécessaire d’avoir une réponse précise. Laisse juste monter ce qui veut venir. Un mot, un souvenir, une sensation.
  2. Dessine le contour de tes mains sur les pages – Ce sont tes mains qui reviennent vers toi. Tes mains qui, aujourd’hui, choisissent de rallumer ta lumière, sans obligation de tout comprendre.
  3. À l’intérieur de tes mains, écris, dessine ou colle – Des mots ou des images qui représentent ce que tu veux retrouver : ta lumière, ta voix, ton élan, ton énergie unique. Des couleurs ou des formes spontanées, sans jugement, juste pour te faire du bien. Tu peux aussi écrire une phrase qui t’apaise, comme : « Je m’écoute à nouveau, par mes mains. »
  4. À l’extérieur de tes mains, écris les phrases que tu veux doucement laisser aller. Les injonctions, les « je dois », les « je n’ai pas le droit »… Puis, si tu le souhaites, recouvre-les de couleurs, de textures, comme pour leur dire : Merci, mais maintenant, je choisis autre chose.

Souviens-toi que ce geste simple peut devenir un rituel. Une manière concrète de dire : « Je me rechoisis aujourd’hui, et j’arrête de cesser de m’écouter. » Et c’est amplement suffisant. Chaque trait, chaque mot, chaque souffle est un pas vers ta lumière, et tes mains sont là pour libérer et dévoiler leur sagesse dans ce sens, si tu le veux.

S’offrir un espace de retour à soi

Il y a maintenant plus de 5 ans, lorsque j’ai eu l’inspiration du parcours du Carnet, c’était pour se donner à soi-même un rendez-vous, une pause juste pour soi à notre table de création, « ensemble » avec d’autres femmes qui ressentaient la même chose.

Jamais je n’avais imaginé que ça deviendrait le socle de mes programmes signatures favorisant l’estime et l’amour de soi pour les femmes; et ça m’émeut.

Je suis touchée, car chaque moment passé à faire naitre son Carnet – plongée créative après plongée créative – n’est possible que par l’engagement tout doux de revenir vers sa lumière, sa vérité intérieure.

Dans ces moments sacrés, il ne s’agit jamais de performance, mais de sa présence attentionnée au plus grand que soi à l’intérieur de soi.

Et lorsque je réalise l’impact de tout ça – sur les femmes que j’accompagne, sur moi – ça m’élève, et je sais que je ne suis pas là pour convaincre. Je suis là pour rayonner une lumière trop longtemps tamisée.

Et si tu te sens prête à faire luire cette lumière, toi aussi, doucement, tendrement, je t’y accueille, avec tout mon coeur et mes mains ouvertes.

Les détails sont par ici Mon Carnet du Coeur

Si ce n’est pas encore le bon moment pour toi, sache que tout est parfait.

Dans un cas comme dans l’autre, mon souhait pour toi est que la sagesse de tes mains t’accompagne de la meilleure façon qui soit, maintenant et pour toujours.

Avec toute ma confiance en la lumière,

Louise

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