Parfois, il suffit de se raconter… pour se rencontrer

Parfois, il suffit de se raconter… pour se rencontrer
Parfois, il suffit de se raconter, pour se rencontrer

Cet article contient une rencontre inattendue, une marche en forêt comme un écrin de neige, et cette douce prise de conscience : parfois, il suffit de se raconter… pour se rencontrer.

(temps de lecture : 5 minutes)

Découvrir, tout le chemin déjà habité

Au début du mois, j’ai reçu, avec surprise, un message d’une amie que je n’avais pas vue depuis près de quatre ans.

Son message me disait qu’elle allait venir dans ma région pour un « repas » de cabane à sucre, et qu’elle aimerait bien qu’on puisse passer un moment ensemble par la suite.

Rien de compliqué, me disait-elle. L’important était d’être ensemble et se piquer une jasette pour « se mettre à jour », comme on dit.

Sur le coup, d’un côté, j’étais super contente de cette proposition de revoir mon amie. Mais d’un autre côté, je n’étais pas certaine que ça serait bon pour moi, parce que ça me ferait un weekend bien chargé avec un évènement important dans ma famille la veille.

J’ai pris un moment pour laisser agir cette demande en moi, pour sentir si un « oui » pouvait émerger vers cette éventuelle rencontre, et ce, même si l’élan n’était pas tout à fait clair.

Puis, quelques jours plus tard, j’ai « vu », en moi, l’image d’une marche en forêt, et j’ai su que c’était ce dont j’aurais besoin pour profiter pleinement de cette rencontre.

Lorsque je lui ai proposé, mon amie était bien d’accord aussi, et c’est ce qui a été convenu.

Le décor vivant et vibrant

Le moment de notre rencontre a été précédé de chutes de neige tout au long de cette journée.

Pas besoin de te dire que la forêt était chargée au maximum de flocons blancs, et que le décor était pour le moins féerique.

Entrer dans ce lieu, c’était comme entrer dans un écrin de velours rempli de trésors à découvrir.

Par moments, le vent qui berçait la cime des arbres les agitait soudain un peu plus. Les branches se délestaient alors de leur cargaison de neige, laissant virevolter les flocons partout autour de nous. C’était magique!

Toute la forêt se retrouvait comme dans une boule de verre que l’on secoue pour voir les paillettes scintillantes danser partout dans le décor.

Et justement, ce décor, il était parfait pour ce moment de retrouvailles. Il installait en nous quelque chose de doux, de feutré, de suspendu, de presque surréel…

Un espace qui permet au cœur de se raconter.

Parler… et se découvrir en parlant

Chaque pas fait dans ces sentiers marquait le rythme de ce qu’on se racontait.

Ce mouvement cadencé évoquait la trame d’une alternance entre parler et écouter, un mouvement naturel inspiré d’un lieu propice au dévoilement de soi, de ses hauts et de ses bas.

Puis, dans cet espace suspendu dans le temps, en me racontant, je me suis entendue

Je me suis entendu, et soudainement, j’ai pu prendre la mesure du chemin que j’ai parcouru… et ça m’a traversée comme une vague douce, presque étonnée; tu sais, beaucoup de choses se passent en quatre ans.

Tu sais ce qu’on dit de façon métaphorique :

« Lorsqu’on a le nez dans l’arbre, on ne voit pas la forêt. »

Mais là, marchant au cœur de cette fabuleuse nature en compagnie de mon amie, j’avais une vue privilégiée de la forêt… ma forêt.

Et ça devenait visible au fur et à mesure que ma parole se déroulait en la partageantUn moment de délice!

Ce que l’autre te reflète

Je suis sortie de cette « marche-rencontre » remplie.

Remplie de joie, remplie de gratitude, remplie de légèreté et avec le sourire aux lèvres.

De retour chez moi, j’ai envoyé un message pour remercier ma compagne de marche. Un mot tout simple, mais qui, pour moi, était important parce qu’il reconnaissait le bien immense que cette rencontre m’avait procuré.

Puis là, un autre cadeau, complètement inattendu, est arrivé vers moi et m’a touché en plein cœur.

J’ai reçu ce message de mon amie :

« Je me suis souvenue combien ça fait du bien d’être en ta présence si apaisante et bienveillante merci xxx »

Touchée. Profondément touchée. Voilà ce que j’étais en lisant et en relisant son message.

Un peu plus tard, après avoir pris le temps d’accueillir ce cadeau, je me suis fait cette réflexion :

Je crois profondément que nous ne savons jamais vraiment à quel point notre présence fait du bien aux autres.

Les similitudes

Toute cette expérience m’a fait voir exactement la même chose que lorsque je plonge dans la Création intuitive :

Tout d’abord, je ne savais pas trop si je serais disposée à ce moment de rencontre; entre toi et moi, ça m’arrive aussi lorsque je pense à m’installer à ma table de création.

Puis, je me suis laissée porter vers une ouverture; lorsque je m’ouvre à la possibilité de venir plonger les mains dans la matière, les opportunités se présentent.

Le moment venu, les conditions étaient bien plus favorables que je ne l’aurais imaginéexactement comme lorsque je m’installe dans mon Espace-création.

Ensuite, sans forcer, l’échange d’énergie est devenu possible, inspiré par des moments magiques sur le sentier; ces moments arrivent aussi dans la Création intuitive.

Sans s’en rendre compte, ce « féérique » autour de nous, nous invitait à l’émerveillement; et c’est exactement là que notre Petite Créative intérieure nous invite, elle aussi, à voir « autrement » dans ce que nous créons de manière intuitive; donc à se raconter pour se rencontrer.

Et finalement, après cette « marche créative » en 3D dans cette accueillante forêt, voir se dérouler ce qui nous a touchés et transformés au fil des années est une grande prise de conscience; ce que notre création fait pour nous aussi lorsqu’elle nait sous nos yeux.

Et c’est là qu’on réalise, comme mon amie me l’a écrit à propos du mon contact avec moi : la Création intuitive nous fait aussi du bien, nous apaise par son approche bienveillante.

Voilà que tout est dans tout.

Rentrer chez soi

Je crois que c’est au moment où l’on rentre chez soi – pour vrai ou de manière métaphorique – et qu’on laisse se déposer et revivre en soi doucement ce que l’on a vécu, que l’on peut prendre conscience que l’on revient avec quelque chose en plus.

Oui… je le sens profondément.

On rentre avec cette douce conscience… qu’il suffit parfois de se raconter… pour se rencontrer.

ALLER PLUS LOIN – Se raconter… pour se rencontrer

Je t’invite à t’offrir un moment tout simple, un moment pour toi, sans attente, sans objectif.

Prends ton carnet, quelques crayons ou ce qui t’appelle aujourd’hui pour plonger dans la Création intuitive.

Puis, commence par te déposer d’abord avec cette question : Qu’est-ce qui, en moi, aurait envie d’être raconté… là, maintenant? Ne cherche pas une « bonne réponse »… laisse simplement venir.

1. Laisser émerger – Avant même de créer, prends un moment pour écrire quelques mots… ou quelques phrases… Comme si tu te racontais à quelqu’un que tu n’as pas vu depuis longtemps, comme si tu faisais un doux « retour sur toi ». Laisse sortir ce qui vient… même si c’est flou, même si c’est simple.

2. Créer à partir de ce qui est là – Ensuite, laisse tes mains prendre le relais. Sans réfléchir, sans vouloir faire quelque chose de beau : trace, gribouille, écris, déchire, colle, superpose… Laisse apparaitre une « forme » de ce que tu viens de te raconter. Peut-être que ce sera doux, peut-être que ce sera brouillon. Tout est parfait.

3. Accueillir le reflet – Quand tu sens que c’est complété ou simplement suffisant pour aujourd’hui… Prends un moment pour regarder ce qui est là et laisse venir, doucement, cette question : Qu’est-ce que je découvre de moi en me voyant ainsi? Pas besoin de répondre avec des mots, si ça ne vient pas. Parfois, simplement ressentir suffit pour se rencontrer.

4. Refermer en douceur – Avant de refermer ton carnet, peut-être peux-tu simplement déposer tes mains sur ta création, sur ton coeur, comme pour reconnaitre ce qui vient de se vivre. Sans analyser. Sans juger. Juste être avec toi.

Ce moment est vraiment dans ton énergie de l’ici et maintenant, il ne force rien, il honore doucement ce qui vit en toi et il permet exactement ce que je t’ai raconté : se voir apparaitre et… se reconnaitre.

Tout doucement

Peut-être qu’il n’y a rien à comprendre de plus dans ce que j’ai partagé avec toi, que juste laisser les mots faire leur chemin en toi, tranquillement selon ton propre rythme.

Je te laisse déposer tout ça… là où ça veut se déposer en toi.

Qui sait, par la suite, ce concept de « se raconter pour se rencontrer » viendra peut-être t’inviter en une longue promenade en forêt.

Avec douceur et tendresse,

Louise

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