Le chemin continue… même quand on s’arrête

Le chemin continue… même quand on s’arrête
Le chemin continue, même quand on s’arrête

Cet article contient une invitation à faire confiance au travail invisible de l’intégration, et à découvrir pourquoi le chemin intérieur continue… même quand on s’arrête.

(temps de lecture : 8 minutes)

La sagesse des semaines d’intégration dans Mon Carnet du Coeur

Au cours des derniers mois, une révélation s’est faite plus nette encore dans mon cheminement avec Mon Carnet du Cœur, et j’ai eu envie de te la partager.

Il y a quelque chose qui m’a frappé ces derniers temps; un élément qui a poussé ma réflexion jusqu’aux cycles vivants de la vie.

Tout d’abord, j’ai observé que, dans une foule de démarches de « développement personnel », l’enchainement est rapide – apprentissages, exercices, compréhensions, etc.

On peut même voir que la tendance est de pousser les gens à aller dans ce sens en prenant encore plus de cours, plus de formations… sans ne jamais arrêter.

Je crois que notre société de consommation et d’instantanéité y est pour quelque chose. Elle fabrique une logique qui peut donner l’impression que plus on enchaine, plus on avance vite, eh bien, plus la transformation sera grande.

Je ne le crois pas. Et je t’assure, je l’ai essayé, mais… ça ne marche pas comme ça.

Pourquoi?

Tout simplement parce que, dans les processus profonds, quelque chose d’autre est nécessaire pour y arriver : des espaces, des interstices, pour laisser la vie intérieure faire son travail.

Par exemple, dans cette dynamique d’enchainement sans pause, au tout début, même mes parcours de Mon Carnet de Coeur n’y échappaient pas.

Et puis, un moment donné, j’ai eu besoin d’y intégrer une « semaine de relâche ». Et, à partir de là, j’ai très vite compris que cette appellation ne correspondait pas à ce qu’il se passait réellement durant ces intervalles.

C’est à partir de là qu’avec le temps et l’expérience, suivi d’une semaine de « relâche », j’ai saisi ceci :

Ces semaines n’étaient pas des pauses sur le chemin de l’amour de soi… mais plutôt une manière pour le chemin intérieur de se poursuivre.

De semaine de relâche à semaine d’intégration

Lorsque j’ai pris conscience que cette semaine de « pause » était plutôt une semaine d’intégrationtoute ma perspective du parcours du Carnet a changé et j’en ai même ajouté deux autres au total du déroulé des séances de plongée créative.

Dès cet instant, il n’y a plus eu de doute possible.

Durant ces semaines, j’ai pu constater que le corps, le coeur et l’inconscient faisaient un travail invisible essentiel en organisant ce qui avait été vécu les semaines précédentes – autant dans notre vie courante que dans notre vie créative.

Clairement, les plongées créatives ouvrent des portes intérieures et ces semaines d’intégration permettent à la vie en soi de se déposer dans ces ouvertures.

Comme si quelque chose, en nous, trouvait enfin l’espace pour s’installer et prendre racine.

Parce que oui, souvent, les compréhensions profondes apparaissent dans les moments de calmes et de relâchement de l’énergie.

Mais pour que ce soit possible, ça prend un ingrédient essentiel : la confiance.

La confiance dans le processus invisible qui se joue et qui agit en nous durant ces intervalles, même quand on ne le voit pas.

Dans la Création intuitive, je le dis souvent aux femmes que j’accompagne : faire confiance au processus, c’est bien plus qu’un simple acte de volonté, c’est…

Avoir la foi que le vivant sait ce qu’il fait.

C’est exactement comme dans la pratique de l’oraison : il faut se permettre un espace où l’on cesse d’agir ou de « vouloir » agir, pour laisser quelque chose agir en nous.

Et lorsque, mes participantes et moi, l’on se retrouve à nouveau « ensemble » pour une nouvelle plongée créative après cette semaine d’« alchimie » dans l’invisible, il se passe quelque chose de très révélateur.

Quand les femmes reviennent… le processus se révèle

J’ai envie de te parler de ce que j’ai observé il y a quelques jours, lors de notre retour de la première semaine d’intégration du parcours actuel de Mon Carnet du Coeur.

Le renouveau

Certaines femmes sont revenues dans leur plongée créative avec une énergie nouvelle, différente de celle d’avant. Je pense, par exemple, à celle qui a collé dans sa création une main de bébé qui touche un soleil, sur un fond de ciel doux rempli de nuages blancs duveteux et accueillants. Clairement, pour ces femmes, quelque chose s’est réorganisé intérieurement.

La maturation invisible

Ici, je pense à celle à laquelle les « sables mouvants » sont revenus poser un défi dans sa création, mais qui a trouvé, tout à coup, sa solution pour s’en sortir. La semaine d’intégration n’a pas effacé ce symbole apparu lors de la plongée créative précédente, mais elle a permis que le processus mûrisse jusqu’au moment où sa propre solution émerge.

La libération

Je pense aussi à celle qui vit des changements importants dans sa vie personnelle et qui est arrivée à la dernière minute, et dans une grande fatigue. Elle avait même pensé faire la séance en rediffusion. Mais le fait d’avoir manqué une partie de l’introduction, puis d’avoir créé avec ce qui était là, sans préparation, a ouvert une liberté nouvelle. Tout à coup, les injonctions intérieures qu’elle ressentait habituellement, cette voix de la « Locataire-d’en-Haut » a fait place à la spontanéité, et mené à la joie, état depuis longtemps enfermé et inaccessible pour elle.

Ce qui est beau et touchant dans ces histoires, et bien d’autres, c’est que l’intégration de la semaine précédente a agi différemment pour chacune

Par contre, elle permet toujours un déplacement intérieur.

À force d’être témoin de ces partages, une évidence s’est imposée à moi.

Le chemin continue même quand on s’arrête

En compagnie de mon Carnet, assise à côté de ma table de création, j’écoute, avec tous mes sens, ces partages vivants et uniques; et chaque fois, j’ai la conviction profonde que cette inspiration que j’ai reçue, au sujet de ces « semaines d’intégration », en était une juste et puissante.

Lorsque je prends conscience de l’impact que ces semaines d’intégration ont sur ces femmes et sur moi, ça renforce ma confiance dans ce que je propose à travers mes programmes signatures.

Cette sensation profonde de certitude me remplie de gratitude d’avoir été traversée par cette « idée », car je perçois par en dedans que j’en ai été inspiré par quelque chose qui va bien au-delà de moi, qui est plus grand que juste moi.

Et puis, je vais te dire… ce que ces semaines d’intégration nous révèlent dépasse largement le cadre de la plongée créative.

Une sagesse pour toute la vie

À partir de cette expérience vivante des semaines d’intégration, je vois à quel point nous avons aussi besoin de temps d’intégration dans notre vie.

Que ce soit après un changement, une prise de conscience ou une étape importante, mais aussi dans notre vie de tous les jours, après une période intense de concentration ou de travail physique exigeant.

Malheureusement, notre société valorise l’action sans arrêt, la productivité, la performance, etc.

Mais le vivant fonctionne autrement : il fonctionne par cycles qui s’alternent entre action et intégration.

Lorsque l’on prend conscience de cette réalité organique, apprendre à respecter ces rythmes devient une forme profonde d’amour de soi.

Parce que oui, s’offrir des moments d’intégration, c’est reconnaitre que notre vie intérieure a besoin d’espace pour respirer, digérer, composter, se réorganiser.

C’est de l’amour de soi, parce que c’est refuser de se traiter comme une machine qui doit produire sans arrêt.

C’est de l’amour de soi, parce que c’est se donner la permission d’habiter pleinement ce que l’on traverse.

Et ces moments d’absorption et d’alchimie permettent de voir que tout fait partie du chemin : les élans, les doutes, les pauses, les transformations invisibles…

Peut-être que la plus grande découverte de ces semaines d’intégration est celle-là justement : tout fait partie du chemin.

Tout fait partie du chemin

La bonne et enthousiasmante nouvelle avec tout ceci, c’est qu’absolument rien n’est perdu dans un processus de transformation intérieure et d’amour de soi.

Même les moments de fatigue, d’incertitude ou de stagnation font partie du mouvement, et ce, même si parfois c’est difficile à vivre, à accepter.

Ces moments d’incorporation m’ont appris à faire confiance au travail silencieux de la vie en moi.

Et peu à peu, je m’ouvre à ce que ma transformation ne se passe pas seulement lorsque je suis assise à ma table de création, les mains plongées dans la matière.

Elle se passe dans la vie elle-même.

Là, une fois de plus, je ressens encore plus cette unité en tout; mon ressenti-guide de cette année.

Il y a quelques mois seulement, je ne t’aurais parlé uniquement que des bienfaits que je perçois de ces semaines d’intégration. Mais, aujourd’hui, au cœur de ce que je partage avec toi, c’est la confiance dans les rythmes du vivant que j’ai voulu exposer.

Parce que c’est profondément aligné avec ce que je vis et ce que je transmets aux femmes qui choisissent cette porte d’entrée vers soi qu’offre la Création intuitive.

ALLER PLUS LOIN – Un petit espace d’intégration

Je t’invite à ne rien faire pendant quelques instants. Pas pour réfléchir davantage, pas pour chercher une compréhension, mais simplement pour te donner un petit moment d’intégration.

Voici une proposition toute simple si tu le veux :

S’installer et se recentrer – Prends quelques minutes pour t’asseoir dans un endroit tranquille et dépose tes mains sur ton cœur, puis laisse ton souffle retrouver son rythme naturel. Laisse-toi bercer par lui.

Les questions douces – Puis, intérieurement, pose-toi doucement ces questions et reste avec elles quelques minutes :

  • Qu’est-ce qui, dans ma vie en ce moment, aurait besoin d’un espace d’intégration?
  • Est-ce que je suis dans une période d’action… ou dans une période où quelque chose en moi essaie de se déposer?
  • Y a-t-il une expérience récente – une joie, un défi, une prise de conscience – qui aurait simplement besoin d’être accueillie, sans être immédiatement transformée?

Silence – Maintenant, écoute le silence prendre place en toi, sans rien forcer… juste écouter avec ton oreille intérieure.

Comme dans l’oraison, il ne s’agit pas de « produire » quelque chose, mais simplement d’ouvrir un espace intérieur où la vie peut respirer en toi.

Et peut-être qu’un mot, une image, une sensation ou un geste aura envie d’émerger… ou pas. Accueille simplement.

Habiter le chemin

Si je partage tout ça avec toi aujourd’hui , ce n’est pas pour te convaincre, mais simplement pour témoigner de ce que j’observe et de ce que je vis moi-même à travers le parcours de Mon Carnet du Cœur.

Ces semaines d’intégration m’ont appris quelque chose de précieux :

Le chemin vers soi ne se fait pas seulement dans les moments où l’on agit, crée ou comprend.

Il se fait aussi dans ces espaces plus silencieux où la vie en nous continue son œuvre.

Et tu vois, par la Création intuitive, je reviens doucement vers moi, et, en ouvrant cet espace, j’invite les femmes qui en ressentent l’élan à venir faire ce même mouvement.

Certaines sentent tout de suite que cette porte d’entrée leur parle, et d’autres sont simplement touchées par l’idée qu’un autre rythme est possible.

Dans les deux cas, tout est parfait.

Parce qu’au fond, ce que je nous souhaite à toutes, c’est de trouver dans nos vies ces moments où nous pouvons nous arrêter un instant, et… respirer de l’intérieur…

Laisser le vivant intégrer en nous ce que nous sommes en train de devenir.

Avec toute ma tendresse,

Louise

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