Tire la chevillette… et consens à entrer dans ton année

Tire la chevillette... et consens à entrer dans ton année
Tire la chevillette... et consens à entrer dans ton année dans la joie

(temps de lecture : 6 minutes)

De la plénitude à l’unité, dans la présence à soi

Je me suis réveillée ce matin toute joyeuse et surprise, avec cette formule de conte pour enfants en tête : Tire la chevillette et la bobinette cherra.

Un grand sourire est apparu sur mon visage, et… j’ai gardé les yeux bien fermés pour m’imprégner de ce moment magique en moi.

Confortablement calée dans mon lit, je me suis imaginée être devant la porte de la grand-mère, dans le silence organique de la nature, une main prête à tirer la petite cheville de bois qui sert à libérer le loquet.

Aaaaah! Quel plaisir, cette image enfantine!

Et puis… je me suis dit à voix haute :

« Eh bien, c’est exactement ce qu’il se passe en ce moment avec cette nouvelle année : je suis devant elle et je suis prête à tirer la chevillette pour ouvrir la porte. »

Tout comme le Petit Chaperon rouge devant la porte de sa grand-mère, ce début d’année est un seuil. On a peut-être besoin d’une permission pour y entrer? Peut-être aussi qu’on a besoin de consentir à mettre les instructions en action pour y arriver : tirer la chevillette.

Par contre, il y a un mais : entrer, ne garantit rien – demandons au Chaperon rouge pour voir.

Ça ne garantit rien, parce qu’on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber derrière la porte.

La forêt déjà traversée

Lorsque cette petite fille créative habillée de rouge arrive sur le pas de la porte de sa grand-mère, elle laisse derrière elle tout ce qu’elle y a vécu : détours, bifurcations, rencontres, cueillette…

Il en est de même pour nous quant à ce qui s’est produit durant l’année écoulée : les chemins empruntés – parfois choisis, parfois subis – les moments d’égarement, de fatigue, d’intensité.

Pourtant, ce n’est pas la forêt qui détermine qui est Chaperon, et c’est exactement la même chose pour nous à travers ce que l’on a vécu.

C’est grâce à notre expérience de l’année dernière que nous avons acquis la capacité de mieux comprendre et d’exprimer qui nous sommes véritablement.

Pour moi, c’est la plénitude qui était mon ressenti-guide pour 2025 qui est née dans cette traversée, dans le fait de ne pas m’être perdue complètement, dans l’apprentissage d’habiter mon intérieur.

C’est peut-être pour cette raison que, devant la porte de cette nouvelle année, je ne me sens ni pressée, ni inquiète, mais plutôt.. habitée.

Pouvoir s’arrêter avant d’entrer

Mais habitée par quoi, au juste?

Durant l’année qui vient de se terminer, j’ai compris par expérimentation que la plénitude n’était absolument pas ce que je croyais; influencée par des croyances et des préjugés, comme l’idée que la plénitude serait un état presque divin, inaccessible.

De plus, contrairement à ce que j’avais initialement imaginé, la plénitude m’a trouvé au moment le plus intense émotionnellement de mon année, juste à l’endroit où j’ai cru que j’avais égaré mon chemin avec ce ressenti.

Tout à coup, la plénitude s’est dévoilée dans les petites choses et les petits gestes de mon quotidien, et… quel soulagement!

Une plénitude qui m’a rendue disponible et qui m’a préparée maintenant à entrer dans la nouvelle année sans me précipiter, sans être dans l’urgence, le manque ou la peur.

Je crois maintenant que la plénitude active notre capacité à rester entière, même devant l’inconnu ou l’intense, en restant présente à soi, en respirant par tout son corps et son coeur.

Aujourd’hui, devant cette porte de la nouvelle année, accompagné de cette plénitude incarnée, je sens quelque chose de plus vaste qui s’active; comme si la porte n’ouvrait pas seulement sur une nouvelle année, mais sur une autre manière d’être.

Parce que c’est ça que m’offre la plénitude : une façon différente de percevoir et d’être

L’unité : entrer sans se morceler

Parce que oui, pour moi, après le passage du feu, d’où la plénitude s’est faite vivante en moi, le ressenti spontané, et non choisi mentalement, qui est apparu pour cette nouvelle année est celui de l’unité.

Et là je me suis dit : « Ah non! Pas encore un ressenti rempli de croyances et de préjugés. » – Ha! Ha! Ha!

Eh bien oui!

Mais, je l’ai finalement accueilli et accepté, parce que je sais, par les expériences de mes « ressenti-guide » des dernières années, que ça me pousse toujours plus loin et plus haut, lorsque ça résiste au départ. – Tu en entendras parler tout au long des prochains mois.

Et dans mes réflexions des derniers jours, j’ai commencé à comprendre ce qu’on peut entendre par « ressentir l’unité ». Je saisis que le ressentir en moi est comme un refus doux de me fragmenter entre ce qui m’arrive et ce que je ressens, entre ce que je vis et ce que je suis.

Ressentir l’unité au seuil de cette porte, ce n’est donc pas savoir si je vais rencontrer le loup ou la grand-mère cette année, mais plutôt ne pas me quitter moi-même, ne pas me morceler.

C’est là que j’ai compris que l’enjeu n’était pas ce que l’année me réservait, mais la qualité de présence avec laquelle j’y entrais et j’y vivais.

Tirer la chevillette : consentir à la présence

Voilà! Ces fameuses instructions « Tirer la chevillette et la bobinette cherra » dans ce contexte de seuil de cette nouvelle année, donnent l’autorisation d’entrer, mais elles ne garantissent rien.

Ça prend du courage et une confiance mutuelle lorsqu’on exécute ces instructions : d’abord consentir à entrer et savoir que la Vie nous fait confiance en retour.

Quand tu tires sur la chevillette et que tu te tiens prête, présente à toi-même et donc unie à ton essence la plus profonde, à la plus grande partie de toi, tu acceptes cette présence comme un geste d’amour de toi.

Tu te laisses guider par quelque chose de plus grand que toi. On ne se trouve plus dans l’action, mais dans « être ».

À cet endroit exact du chemin, soit le seuil de cette porte, aimer, ce n’est plus se protéger de la vie, du loup ou même de la grand-mère, mais plutôt lui ouvrir la porte en restant ancré en quelque chose de grand en soi.

ALLER PLUS LOIN – Tirer la chevillette de l’intérieur

Je te propose un exercice pour te permettre d’expérimenter dans ton corps le ressenti de ce que signifie « entrer dans son année en restant unifiée ».

Tu peux le « vivre » une seule fois… ou y revenir autant de fois que tu le souhaites, chaque fois que tu te retrouves devant un nouveau seuil.

  1. Arrête-toi un instant – Là où tu es. Sans changer quoi que ce soit, puis ferme les yeux (si c’est possible) et prends 3 respirations lentes, en laissant ton corps se déposer.
  2. Imagine une porte devant toi – Simple, ordinaire, en rien spectaculaire.
  3. Pose intérieurement cette intention (ou laisse venir la tienne) : « Je consens à entrer dans cette année en restant présente à moi-même. »
  4. Imagine que tu tires doucement la chevillette – Ne te presse pas. Sens ce que cela fait dans ton corps.
  5. Avant de franchir la porte, demande-toi : « Comment ai-je envie d’être en entrant? » – un mot, une qualité, un ressenti…
  6. Entre – Sans chercher à voir ce qu’il y a derrière, reste simplement avec ce que tu ressens.
  7. Dans ton carnet – Écris quelques mots, sans analyser : ce que tu as ressenti, ce que ton corps t’a murmuré, la qualité d’être que tu choisis d’honorer cette année

Au cours de ta journée, chaque fois que tu te surprends à vouloir faire plus que nécessaire, reviens à cette image intérieure et murmure-toi : Je peux entrer sans me presser. Je peux rester unifiée. Je fais confiance.

Lorsque tu expérimentes cet exercice, ça t’aide à honorer et consentir à « être », puis ressentir ton année dans une expérience incarnée, peu importe ce qu’il s’y passe – loup ou grand-mère inclus

Entrer, encore et encore

À l’instant où tu tireras la chevillette et que la bobinette cherra, la porte de ton année s’ouvrira, et tu n’as pas besoin de savoir ou de comprendre ce qui se trouve derrière.

Ce qui compte plus que tout, c’est de choisir comment tu la traverses, et que tu y entres vraiment.

En te racontant tout ça, je ne suis pas là pour te convaincre de quoi que ce soit, car c’est toi seule qui à le pouvoir sur ton propre bien-être. Et tout est parfait ainsi.

Pour ma part, j’ai su, dès mon réveil, qu’il ne s’agissait pas de savoir si c’est le loup ou même la grand-mère qui m’attend, mais de consentir à y entrer, présente, unifiée et avec amour.

Qu’il en soit ainsi pour toi aussi, si tel est ton désir du coeur.

Avec tout mon amour et… un grand sourire,

Louise

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