Laisser être ce qui veut naitre

Ce printemps intérieur n'est pas une saison du « faire ». C'est une saison du laisser être

(temps de lecture : 6 minutes)

L’élan juste : créer, sentir, laisser être

Dimanche dernier, grâce à ma fille, ma famille et moi avons réalisé une chasse aux cocos de Pâques avec nos tous petits, accompagnés par les grands : parents, grands-parents, arrière-grands-parents et amis.

— Oui, je sais, nous étions en avance, mais c’est comme ça !

Le temps était doux et j’ai ressenti qu’il y avait dans ce retour du printemps quelque chose d’infiniment simple et bouleversant à la fois.

En l’observant, j’ai réalisé qu’il ne faisait pas de bruit, qu’il ne s’imposait pas. Il n’exige rien. Et pourtant, il transforme tout.

En fait, le printemps, dans la nature comme en nous-mêmes, est un lent mouvement d’ouverture, de réveil, de retour à la vie.

Il ne s’agit pas seulement du retour des fleurs et du chant des oiseaux — qui en sont la manifestation — il s’agit d’un souffle, d’une puissance, quelque chose de plus fort que tout. D’une source intérieure qui recommence à circuler, après les silences et les immobilités de l’hiver.

Et si je te parle de printemps intérieur en cette période de Pâques, c’est pour t’inviter à une renaissance toute en douceur. Une renaissance qui ne demande pas de performance, pas de grandes décisions.

Mais simplement, une disposition du cœur. Un geste d’accueil envers ce qui, en soi, demande à naitre ou renaitre.

Et dans ce sens, Pâques, dans sa profondeur, n’est pas seulement une célébration extérieure. C’est une invitation intérieure à s’éveiller à nouveau à ce qui est vivant en nous, mais que nous avions mis de côté, éteint, oublié. À ouvrir les portes de notre être, non pas par effort, mais par confiance. Et laisser émerger ce que la lumière caresse en secret.

Le poète Friedrich Hölderlin, dans son poème « Le printemps », écrit ceci :

« Ainsi il y a des signes dans le monde, de nombreux miracles. »

Mais encore faut-il s’arrêter. Regarder. Écouter.

À travers la marche de mon chemin d’amour de moi, de mes enseignements, de mes accompagnements, de mes plongées créatives – de se laisser être – j’invite toujours à cela :

  • à faire de la place pour le miracle ordinaire de la vie,
  • à reconnaitre les signes subtils que notre être profond nous envoie,
  • à nous relier à la Source de ce qui nous anime — non pas par la tête, mais par le cœur, par les mains, par la matière, en présence, en attention.

Le printemps intérieur commence là

Quand on s’autorise à croire que c’est possible pour soi aussi de recommencer.

Quand on se donne le droit de déposer ce qui a été lourd, ce qui nous a figées, ce qui nous a coupées de notre élan de vie et qu’on ose tendre les bras vers la lumière, qu’on ose se laisser être, même timide, même fragile, même en larmes, même encore un peu tremblante.

Ce printemps intérieur n’est pas une saison du « faire ». C’est une saison du laisser-être.

Laisser être ce qui a besoin de s’exprimer.
Laisser être les envies nouvelles.
Laisser être les intuitions, même si elles ne sont pas encore claires.
Laisser être l’élan de notre Petite Créative intérieure, celle qui attend peut-être depuis longtemps qu’on rouvre la porte du jardin. Celle qui chuchote : « Et si on jouait? Et si on créait? Et si on rêvait un peu plus grand? »
Et si cette renaissance, pour toi, prenait racine dans un simple élan créatif, un moment offert à ta Petite intérieure pour exprimer ce qui monte doucement?

ALLER PLUS LOIN – Laisse monter la sève

Installe-toi avec ton journal et ce que tu aimes pour créer de manière intuitive. Rien de compliqué. Juste de quoi déposer ce qui monte; de quoi te laisser être.

Ferme les yeux un instant. Pose une main sur ton cœur, l’autre sur ton ventre, puis respire doucement.

Lorsque tu es calme et ouverte intérieurement, demande doucement à ta Petite Créative intérieure :

« Qu’est-ce qui veut renaitre en moi en ce moment? Qu’est-ce qui a besoin de lumière? »

Laisse venir les images, les couleurs, les mots, les sensations.

Puis, dans ton journal, dessine, gribouille, trace ou écris — sans chercher à faire du beau ni à comprendre. Laisse simplement ta main suivre l’élan, comme une pousse nouvelle qui cherche la lumière.

Quand tu sentiras que c’est terminé, prends un moment pour contempler cette expression de toi, sans juger. Juste pour accueillir.

Termine en écrivant tout autour par cette phrase : « Ce printemps, je me permets de… » et laisse venir les mots en cascade douce.

C’est ton « oui » du moment. Un oui intime, mais puissant, comme une fleur qui s’ouvre.

Dans cette énergie Source de vie du printemps, Source de renouveau, tout peut recommencer en soi.

Pas de la même manière qu’avant. Mais depuis un espace plus vrai, plus ajusté à qui l’on est devenue durant les saisons précédentes, parce que nous ne sommes plus les mêmes qu’au printemps dernier; nous avons « laisser être » en nous cette vie.

Je crois profondément que le printemps intérieur n’est pas un objectif ni une destination. C’est un chemin. Un mouvement qui nous traverse et auquel nous pouvons dire « oui ».

Et ce « oui », même discret, même chuchoté, peut tout changer.

Alors, aujourd’hui, je t’invite à te déposer dans ce moment comme on se déposerait sur un sol fertile.

À écouter ce qui en toi commence à frémir.
À accueillir avec tendresse ce qui veut sortir et jaillir de terre.
À laisser revenir à la vie ce qui sommeillait dans ton cœur… pour laisser la lumière faire son œuvre.
Et à te rappeler que, comme l’arbre en fleurs, nous sommes capables, nous aussi, de renaitre, de revenir à la vie en puissance; de laisser être.

L’amour de soi commence souvent ici : Dans cet instant où tu t’accordes le droit d’exister pleinement, sans masque, sans obligation de briller, juste en laissant monter la sève de la vie en toi.

Ce printemps, ce renouveau, je te le souhaite, je nous le souhaite, dans la plénitude douce des commencements.

Je nous souhaite l’espace intérieur pour entendre et ressentir notre propre sève qui monte.

Et je nous souhaite surtout, profondément, de nous choisir — encore et toujours.

Avec amour et lumière,

Louise

Me lire aussi sur mes réseaux sociaux

À lire également

Détail d’un mandala rond de la Joie, peuplé de visages souriants, de bulles de savon, d’un coquillage en spirale avec boussole et clé, d’étoiles, de manchots et de dauphins. À droite, un lampion allumé.
Sur le Chemin de l'Amour de Soi

Ce qui demeure vivant quand les mots ont changé

Ah que j’étais contente de retrouver mon tout premier mandala visio-senti, il y a quelques jours.

J’ai ressenti de la joie en le retrouvant, lui qui, justement, m’avait accompagnée tout au long de cette année-là, en m’invitant à fréquenter la joie.

Avec un grand sourire, j’ai retrouvé des textes et des images de cette expérience qui me semble aujourd’hui tellement naturelle.

Ma curiosité éveillée par cette joie, j’ai poursuivi sur les traces de chaque mandala qui a suivi celui-ci…

Après la Joie sont venus le Ravissement, l’Harmonie, le Miraculeux, la Plénitude… puis l’Unité…

En lire plus »
Page de journal sur fond blanc montrant une terre intérieure au contour irrégulier, remplie de petits papiers colorés et texturés, avec trois fleurs, un papillon fait à la main, quelques touches dorées et de l’écriture manuscrite autour.
Sur le Chemin de l'Amour de Soi

Une terre assez vaste pour ma diversité

Lors du Festival de la Créativité, j’ai eu énormément de plaisir à proposer un « voyage créatif » vers sa terre intérieure.
Pendant que j’invitais les participantes à faire apparaitre leur terre intérieure dans leur journal, comme chaque fois que j’offre des plongées créatives, je créais, moi aussi, la mienne en même temps qu’elles.
Dans des matériaux et des gestes tout simples, cette terre a pris corps. Dans mon cas, ça l’a été tout d’abord par un contour irrégulier, puis elle s’est remplie de petits morceaux de papier colorés et texturés provenant de ma banque de papiers que…

En lire plus »
Mandala annuel de Louise posé à la verticale sur une tablette blanche, devant un mur de planches anciennes. Le mandala rose montre un lotus transparent et un grand cœur doré et blanc iridescent.
Sur le Chemin de l'Amour de Soi

Je croyais qu’il n’était pas terminé

Depuis que j’explore la créativité — devenue au fil du temps cette compagne que j’appelle la Création intuitive — je suis fascinée par ce qui se passe lorsque les mains se mettent en mouvement dans la matière. Elles créent, bien sûr, mais au-delà de ça, elles touchent une matière bien réelle; elles la sentent changer, réagir, résister ou se laisser faire.

Cette fascination s’est ravivée pendant la cinquième plongée créative de mon Carnet actuel. Devant moi : un morceau pas très grand de carton récupéré d’une boite de céréales, du papier de soie usagé et…

En lire plus »

Articles récents

Catégories

Etiquettes