Créer pour se libérer se réalise lorsque l’on déploie notre terrain de transformation intérieure.
Mais, comment y arriver?
Créer à la manière de la Création intuitive, soit dans une posture douce et vivante, ce n’est pas pour « faire du beau » ni pour « produire » une œuvre d’art ou encore moins pour performer; bien que je sois touchée par l’art, je ne parle par de ça aujourd’hui.
Je parle d’un processus vivant, organique, où quelque chose cherche à se dire, à se libérer, à circuler.
Dans ce terrain de transformation intérieure, on ne dirige pas l’énergie : on l’écoute.
On laisse nos mains faire leur travail de passeuses, on laisse la matière « s’alchimiser », puis, nous chuchoter à l’oreille, nous parler de nous à partir d’elle. Parce que…
Une émotion coincée peut se délier dans une ligne sinueuse.
Une peine ancienne peut se déposer dans des déchirures de papier.
Une tension sourde peut se libérer dans un frottage intense de pastel gras.
Et parfois… quelque chose de lumineux, de nouveau, peut émerger, sans qu’on s’y attende.
Dans ce moment de création, ce n’est pas nous qui transformons les choses, c’est l’acte de créer qui, en lui-même, devient un mouvement intérieur de guérison. Je dirais même un passage vers ce qui a besoin de soin.
Mais pour que ça puisse arriver, il faut oser laisser venir ce qui veut être vu, entendu et reconnu. Il faut être dans l’accueil inconditionnel dont j’ai parlé dans la capsule 2.
Et pour ça, il faut du courage, oui… le courage de la douceur dans l’ouverture de ce terrain de transformation!
ALLER PLUS LOIN – Créer comme on se libère
Aujourd’hui, je t’invite à faire une création avec l’intention de libérer – à habiter ton terrain de transformation; celui en toi et celui de ton Espace-création. Pas besoin de savoir quoi exactement, mais juste de laisser tes mains faire, agir et activer leur sagesse : elles savent – fais leur confiance!
Tout d’abord, prépare un espace intime et sécuritaire où tu pourras te laisser aller (ferme la porte, prends une boisson chaude, tamise la lumière… prends ce qui t’aide).
Puis, une fois bien installée, respire profondément, puis pose-toi cette question, doucement et avec attention : « Qu’est-ce qui cherche à sortir de moi aujourd’hui? »
Sans réfléchir et sans attendre de réponse claire, commence à créer avec des gestes amples ou saccadés, avec des matériaux bruts (craies de cire, déchirures, taches, empreintes), et surtout… sans vouloir comprendre. Laisse-toi être. Laisse-toi traverser.
Et quand tu sentiras que c’est terminé… dépose-toi en prenant plusieurs grandes respirations, puis observe ta création avec douceur et tendresse. Remercie-la et remercie-toi.
Quand nos mains nous guident dans ce terrain de transformation
Parmi toutes les dimensions de la Création intuitive, celle de la transformation intérieure est celle qui me bouleverse le plus – pour moi et pour les autres femmes dont j’en suis témoin privilégiée.
C’est dans ces moments où je me laisse aller – où je ne cherche plus à diriger ni à comprendre – que surgit une forme de vérité intérieure, toujours surprenante, et, souvent il me semble que c’est presque « magique ».
Ces gestes de création, ces gestes intuitifs et inspirés – dans ce terrain de transformation, on dirait même un terrain de jeu en soi – sont des gestes de vie, car ils ouvrent des passages, ils font de la place, ils allègent l’âme.
Je t’invite à honorer avec ouverture tout ce qui aura été déposé aujourd’hui, dans ce moment avec toi, tout en douceur, et ce, même si c’est flou. Même si ce n’est pas « beau », car c’est vivant. Et c’est la plus belle chose qui soit, car c’est toi.
Avec toute ma tendresse et ma confiance en ta sagesse intérieure,
Louise


