Cet article contient une invitation à habiter ta vie autrement – en revenant vers ce qui est déjà vivant en toi, avec douceur, gratitude et présence, pour refermer cette promenade estivale comme un seuil.
(à lire en 3 minutes… puis à découvrir tout l’été!)
Série au rythme du vivant – Habiter son monde autrement
Depuis neuf semaines, nous marchons doucement ensemble.
Nous avons fréquenté notre propre rythme, un regard plus doux sur nous-mêmes, la présence, ce qui cherche à naitre, nos mains, les liens qui nous façonnent, nos traversées, puis ce qui nous soutient intérieurement.
Et voilà que nous arrivons, tout doucement, au bout de cette promenade estivale. Non pas à une fin, mais à un seuil.
Car en regardant derrière moi tout ce chemin, je réalise que ces fréquentations n’ont pas changé ma vie. Elles ont changé ma façon de l’habiter.
Le monde autour de moi est resté le même. C’est plutôt mon regard qui s’est transformé.
Alors, pour cette dernière semaine, je t’invite à habiter ton monde autrement.
Pas en cherchant ailleurs une autre vie. Simplement en laissant tout ce que tu as fréquenté cet été continuer à vivre, doucement, dans la vie qui est déjà la tienne.
Parce que, bien souvent, les plus belles transformations ne bouleversent pas notre quotidien. Elles transforment la manière dont nous l’habitons.
En relisant certains de mes textes cette semaine, j’ai été touchée de voir qu’ils me ramenaient tous chacun à leur manière, vers cette même évidence.
Voici trois compagnons de route que j’avais envie de redéposer entre tes mains, pour refermer ce chemin tout en douceur.
Une chaise près de la table
Quand je l’ai écrit, je venais de voir ma petite-fille tirer une chaise près de ma machine à coudre, exactement comme je le faisais, enfant, auprès de ma grand-mère. Aujourd’hui, en le relisant, je le vois comme le cœur même de cette série : habiter son monde autrement, c’est apprendre à s’assoir près de ce qui est vivant – chez les autres, et surtout en soi. Ce qui nous transforme le plus ne s’enseigne pas. Il se fréquente, il se vit.
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Le vivant trouve toujours un passage
Celui-ci continue de me bouleverser. J’y racontais ma rencontre avec le Matisse des dernières années, celui qui, affaibli, a cessé de créer malgré ses limites pour créer à partir d’elles. Aujourd’hui, je le relis comme une promesse : habiter son monde autrement, c’est cesser de regarder ce qui n’est plus, pour écouter ce qui est encore vivant en soi, là, maintenant. Car le vivant, lui, ne consulte pas le calendrier. Il cherche simplement un passage – encore et encore.
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Reconnaitre la valeur de ce qui nous nourrit
Je crois que ce texte referme magnifiquement notre promenade. J’y parlais de ce petit mot qui diminue tout – « c’est juste ça » – et de notre difficulté à reconnaitre la valeur du simple, de l’ordinaire, du discret. Aujourd’hui, je le vis pleinement : habiter son monde autrement, c’est poser un regard plus tendre sur ce qui nous nourrit vraiment, même lorsque cela ne porte aucun costume impressionnant. Parce que reconnaitre la valeur d’une promenade, d’un carnet, d’un moment pour soi, c’est souvent apprendre à reconnaitre sa propre valeur.
AUJOURD’HUI, EN REVISITANT CES TEXTES…
Ce qui me touche, en les relisant l’un à la suite de l’autre, c’est de voir que je ne cherche plus vraiment à transformer ma vie.
À l’époque, je croyais qu’il fallait changer beaucoup de choses pour être davantage en paix.
Aujourd’hui, je découvre que le plus grand changement s’est produit ailleurs : dans ma façon d’habiter ce qui était déjà là.
Et je me demande si ce n’est pas cela, au fond, vivre au rythme du vivant : revenir, encore et encore, vers ce qui est déjà vivant en nous… jusqu’à ce que notre manière d’habiter le monde en soit doucement transformée.
PENDANT CE TEMPS…
Je referme aujourd’hui cette promenade estivale avec beaucoup de gratitude.
Semaine après semaine, nous avons pris le temps de fréquenter ce qui est vivant, sans rien brusquer, à notre rythme.
Et je souris en réalisant que ce n’était peut-être qu’un commencement. Car si cet été t’a donné envie de poursuivre ce chemin, de continuer à te rencontrer à travers la Création intuitive, sache que, bientôt, une nouvelle porte s’entrouvrira doucement.
Mon Carnet du Cœur et Le Chemin du Cœur sont nés de cette même conviction qui a traversé chacune de ces neuf promenades : nous ne devenons pas quelqu’un d’autre. Nous apprenons, peu à peu, à habiter pleinement celle que nous sommes déjà.
Peut-être que ce sera ton prochain pas. Et si ce n’est pas maintenant, c’est parfait aussi : le vivant, lui, saura trouver son rythme.
C’est ici que se referme notre promenade estivale. Merci d’avoir marché à mes côtés, invitation après invitation.
Peu importe où tu es dans la monde… prends soin de ce qui est déjà vivant en toi.
Avec tout mon amour,
Louise

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