Fleurir dans l’obscurité : une métaphore de l’amour de soi

Fleurir dans l'obscurité une métaphore de l'amour de soi
Fleurir dans l'obscurité - une métaphore de l'amour de soi

Cet article contient une réflexion sur l’amour de soi inspirée par ma fleur de porcelaine qui s’exprime dans l’obscurité, ainsi qu’une invitation créative à explorer cette floraison, dans ton journal.

(à lire en 5 minutes)

Une métaphore de l’amour de soi

J’ai une plante qui fleurit en ce moment, qui s’appelle hoya carnosa ou fleur de porcelaine. C’est une pousse initiale qui vient de celle de ma mère, qui vient, elle, de ma grand-mère.

J’ai attendu des années – plus de 10 ans! – avant d’être témoin de ce spectacle dans ma maison, et ça me réjouit le coeur, pour une deuxième année consécutive.

Ce qui est fabuleux et spectaculaire avec cette plante lors de sa fleuraison, c’est que l’odeur qu’elle dégage ne se révèle que la nuit dans l’obscurité, jamais le jour, et en l’observant chaque jour, en plus d’être captivée par son odeur nocturne et sa beauté unique, tout à coup, je me suis demandée, si je ne pouvais y voir une métaphore pour l’amour de soi.

Je partage avec toi la lecture intuitive que j’en fais :

Cette « fleur de porcelaine » m’invite à voir que certaines beautés, certaines fragrances de l’âme, ne se révèlent que dans l’obscurité.

Parce qu’il faut bien se le dire, l’amour de soi ne se manifeste pas toujours dans la lumière du succès ou dans les moments éclatants de notre vie. Très souvent, il se déploie doucement, dans l’intimité de nos nuits intérieures – ces moments plus calmes, plus vulnérables, où l’on est seule avec soi.

C’est dans cette intimité intérieure, loin du regard des autres, que peut émerger une tendresse authentique, un parfum subtil de reconnaissance de soi.

Comme cette plante mystérieuse, il y a des parts de nous qui n’osent fleurir qu’en secret, dans le silence, la lenteur, je dirais même, le mystère. Et c’est là que réside une magie profonde de cette « obscurité » intérieure : aimer ces parts de soi, leur donner le droit d’exister, même si elles ne se montrent pas en plein jour, c’est peut-être ça, l’amour de soi véritable.

Wow! J’aime beaucoup cette métaphore. Elle m’apporte de la douceur à l’intérieur. Et toi ?

J’ai remarqué autre chose, et j’aimerais poursuivre avec le fait que cette plante originaire d’Asie fleurit sur les tiges anciennes et ses fleurs reviennent, fidèlement, au même endroit chaque fois.

Pour moi, c’est une invitation à honorer ce qui en nous est ancien, traversé, vécu.

Trop souvent, on veut effacer le passé – l’obscurité -, couper ce qui semble usé ou douloureux. (et crois-moi, j’en sais quelque chose, comme toi très certainement)

Mais l’amour de soi, c’est aussi reconnaitre que c’est précisément là, sur ces « tiges anciennes » – nos histoires, nos blessures, nos apprentissages – que les fleurs de notre cœur peuvent (re)naitre.

Chaque floraison s’ancre dans la mémoire d’une première ouverture.

Cela nous rappelle que nos gestes d’amour de soi d’hier ne sont jamais perdus : ils créent des points d’ancrage, des lieux intérieurs où l’amour peut revenir, année après année, se déposer de nouveau, peut-être plus pleinement, plus doucement.

Rien n’est à jeter dans notre parcours. Même les marques du temps deviennent les supports de notre amour de soi renouvelé.

Chaque floraison s’ancre dans la mémoire d’une première ouverture

Cela nous rappelle que nos gestes d’amour de soi d’hier ne sont jamais perdus : ils créent des points d’ancrage, des lieux intérieurs où l’amour peut revenir, année après année, se déposer de nouveau, peut-être plus pleinement, plus doucement.

Rien n’est à jeter dans notre parcours. Même les marques du temps – qui habitent notre « obscurité intérieure » – deviennent les supports de notre amour de soi renouvelé.

ALLER PLUS LOIN – Fleurir dans la nuit – Honorer mes tiges anciennes

Je t’invite à explorer les parts de toi qui fleurissent dans cette « obscurité intérieure » de l’intimité, de la lenteur ou du silence… et reconnaitre les lieux anciens en toi d’où renait l’amour.

En plus d’avoir avec toi ton journal, ton matériel créatif préféré et une bougie, voici ce que je te suggère :

1. Préparer l’espace – Installe-toi dans une ambiance qui rappelle la nuit. Allume ta bougie, si tu veux honorer cette part de mystère et d’intimité.

2. Connexion – Ferme les yeux un moment. Respire. Puis, murmure-toi ces questions, comme si tu ouvrais une porte secrète : Qu’est-ce qui, en moi, ne fleurit que dans l’obscurité? Quelles sont ces parts discrètes, sensibles, qui ne se révèlent que quand je suis seule avec moi-même? Où sont mes tiges anciennes? Ces endroits traversés, marqués par la vie…

3. Création – Sur ta page, trace spontanément une tige ancienne. Elle peut être sinueuse, forte, fragile ou avec des marques particulière, puis… laisse venir des fleurs, là où tu sens que la vie a jailli, même dans l’obscurité. Laisse-les naitre selon ton ressenti. Tu peux y intégrer des mots, des symboles ou même en faire des collages.

4. Contemplation – Quand tu sens que c’est terminé, observe ta création et demande-toi : Quelle beauté se révèle ici, dans ce que je pensais avoir laissé derrière moi? Qu’est-ce que cette floraison intime m’enseigne sur la manière dont je m’aime?

5. Écris –Autour de ta page : Ce que je choisis d’honorer désormais en moi…

Ce hoya, qui fleurit dans l’obscurité de ma maison et dans mon cœur, m’enseigne la patience, la profondeur, la beauté de ce qui prend son temps.

Tu portes toi aussi des tiges anciennes et des fleurs timides et je te souhaite de les aimer tendrement… de leur laisser l’espace de (re)fleurir à leur rythme, dans la lumière qui leur convient.

Si ce message a touché quelque chose en toi, prends un instant pour le nommer dans ton journal… ou partage-le avec une femme qui, comme toi, pourrait se reconnaitre dans cette floraison discrète et précieuse. Ce sont nos partages qui font circuler la sève de l’amour de soi.

Avec douceur et tendresse,

Louise

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